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Les chroniques de la Rue des livres

Les présentations de romans, albums pour petits et grands, diffusées sur Radio d'Oc Moissac

Le huitième livre de Vésale / Jordi Llobregat.- Le Cherche Midi, 2016

Publié le 18 Juillet 2016 in Policier, Histoire, Aventure, Espagne

Le huitième livre de Vésale / Jordi Llobregat.- Le Cherche Midi, 2016

Un polar historique dans un Barcelone du fin XIX° siècle, autour d'un manuscrit inconnu de Vésale...

Nous sommes à quelques jours de l'inauguration de l'exposition universelle de 1888 à Barcelone. Daniel Amat, un jeune professeur d'Oxford revient dans sa ville natale pour assister aux funérailles de son père, un médecin des quartiers pauvres. Sa mort, présentée comme accidentelle, apparaît rapidement comme probablement liée à l'enquête qu'il menait sur les meurtres sordides de jeunes filles... Daniel décide alors d'enquêter à son tour et s'associe à Fleixat, un journaliste à la réputation sulfureuse, et Pau, un mystérieux et très doué étudiant en médecine.

Au coeur du mystère et des légendes urbaines qui circulent et mettent la ville en émoi, se trouve un manuscrit d'anatomie, Le Liber Ocatvus d'André Vésale... qui pourrait bien être la clé de l'énigme.

(André Vésale est considéré comme le plus grand anatomiste de la Renaissance, voire le plus grand de l'histoire de la médecine. Ses travaux ont fait entrer l'anatomie dans la modernité et ont mis fin aux dogmes de Galien qui bloquaient l'évolution scientifique depuis plus de mille ans aussi bien en Europe que dans le monde islamique. source Wikipedia)

On découvre un Barcelone à deux visages : le jour, une ville prise de frénésie dans le cadre de la préparation de l'Exposition Universelle, une ville qui se dote de ses premiers éclairages électriques, qui voit apparaître également le mouvement moderniste... mais la nuit, devient une ville qui laisse place au mystère et à l'étrange...

Mélange d'aventure et d'ésotérisme, ce roman se rapproche du roman gothique et mêle nombre de chausse-trappes et de retournements de situation.

Il rappelle également L'Ombre du Vent de Carlos Ruiz Zafon et Le Nom de la Rose d'Umberto Eco.

Son écriture très rythmée par une construction en chapitres courts n'est pas sans rappeler Dan Brown... et reste une technique réussie pour que l'on ne lâche pas la lecture. Au final, 600 pages qui se lisent sans que l'on voie le temps passer !

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