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Les chroniques de la Rue des livres

Les présentations de romans, albums pour petits et grands, diffusées sur Radio d'Oc Moissac

N'aie pas peur si je t'enlace / Fulvio Ervas .- Editions Liana Levi, 2013

Publié le 24 Novembre 2014 in Romans, Famille, Sentiments

N'aie pas peur si je t'enlace / Fulvio Ervas .- Editions Liana Levi, 2013

Cette histoire vraie est une épopée, un road movie à travers l'Amérique du Nord.

Formidable voyage initiatique d’un père, Franco Antonello, avec son fils, Andrea, 18 ans, autiste, qui entreprennent un voyage à moto aux Etats-Unis et en Amérique latine.

Pendant les vacances d’été, le père décide de faire un voyage, comme un défi qu'il se lance pour mieux comprendre et surtout vivre quelque chose de libre, de fou avec son fils.

Le voyage se passe toujours bien, Andrea est bien accepté, voire admiré chez certains peuples.

Andrea ne parle pas, il écrit des bouts de phrases avec l’ordinateur « Amérique belle », « femme belle », des mots morcelés, des mots brusques, des mots purs qui résonnent, un concentré d’émotions brutes.

« Ces mots, il faut apprendre à les entendre ».

« Il ôte ses chaussures, ouvre les bras et tournoie comme un grand papillon, son sourire est une fenêtre grande ouverte sur un astre lointain ».

« Il arrive d’un ailleurs où prévalent d’autres codes, d’autres signes, d’autres beautés qu’il transfère parfois jusqu’ici, quand il le veut et quand il le peut. (…). Il semble qu’il ait besoin d’une voix, d’un rire, d’une note appuyée ou subtile qui parvient, comme un phare dans la brume, à le ramener ici. Parmi nous. »

Le contact est direct avec Andrea.

Il fait des choses étranges. Il communique avec le toucher, enlace les gens, les embrasse. Ne contrôle pas son corps. Il dit de lui « Je suis en prison dans les rêves de liberté ».

Il boit beaucoup, adore l’élément aquatique.

Son père dit de lui qu’il est « Un dromadaire, le désert, l’autisme ».

« L’autisme est un désert d’abord hostile, exigeant, trop sincère, et que je traverse sans savoir si mes réserves d’eau me suffiront, si je percerai ses secrets et si j’en saisirai l’essence. ».

« Andrea est un voyage dans la vie. Il nous a inscrits aux jeux olympiques, catégorie saut en longueur, du problème à la solution. »

Durant ce voyage, la complicité s’installe, le père sans relâche poursuit l’éducation de son fils, jusqu’à son approche avec les filles et la découverte de l’amour adolescent. Protecteur, souvent inquiet mais confiant. Préoccupé de remplir ce vide, cette solitude causés par l’autisme, cet isolement, cet enfermement, et en même temps... la peur de l’avenir.

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